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Monuments et curiosités de Liège

 

Édifices religieux

SAINTE-AGATHESAINT-ANDRÉSAINT-ANTOINESAINT-AUGUSTINSAINT-BATHÉLEMYSAINTE-CATHERINE
SAINT-CHARLES-BORROMÉE SAINT-CHRISTOPHESAINTE-CROIXSAINT-DENISSAINT-GILLESGRAND SÉMINAIRE
SAINT-JACQUESSAINT-JEANSAINTE-JULIENNESAINT-MARTINSAINT-NICOLAS – SAINT-PAUL
SAINT-PHOLIENSAINT-REMACLESAINT-SACREMENTSAINT-SERVAISSAINTE-VÉRONIQUE
SAINTE-BARBE – FILLES DE LA CROIX – NOTRE-DAME-DE-L'IMMACULÉE-CONCEPTIONLA PAIX-NOTRE-DAME

  Église Saint-Jacques-le-Mineur

Église Saint-JacquesÉglise Saint-Jacques - Façade sud

Voir la description complète proposée sur ce site.

Situation : place Saint-Jacques (plan d'accès).
L'église est ouverte tous les jours de 9 à 12 h.
En période de vacances scolaires, l'église est ouverte le matin et l'après-midi (voir horaire) et des guides bénévoles sont à la disposition des visiteurs.

  Collégiale Sainte-Croix

Collégiale Sainte-Croix - Façade nordCollégiale Sainte-Croix

Voir la description complète proposée sur ce site.

Situation : rue Sainte-Croix (plan d'accès).
L'église est fermée.
Accessible uniquement lors des activités diverses (agenda) ou visites guidées.

  Cathédrale Saint-Paul

Cathédrale Saint-PaulCollégiale Saint-MartinC'est après le Concordat de 1802 que Saint-Paul devint la cathédrale de Liège en remplacement de la défunte cathédrale Saint-Lambert détruite à partir de 1793 par les révolutionnaires liégeois. Elle fut choisie au détriment de Saint-Jacques et de Saint-Martin en raison principalement de sa situation plus centrale.

La collégiale Saint-Paul a été fondée par l'évêque Éracle – prédécesseur de Notger – ; les travaux s'étalèrent de 966 à 971. Vers 1240, l'église romane primitive fut démolie et remplacée par l'édifice actuel construit en plusieurs phases s'étalant jusqu'au début du XVe siècle. La tour commencée à partir de 1390 resta longtemps inachevée et ne fut terminée qu'en 1810 avec des matériaux provenant des ruines de Saint-Lambert. La silhouette de la flèche cantonnée de quatre clochetons, évoque intentionnellement celle de la grande tour de Saint-Lambert dont elle a hérité de l'horloge et du carillon. Au XIXe siècle, les architectes Jean-Charles Delsaux et Auguste Van Assche restaurèrent l'édifice et y ajoutèrent deux chapelles latérales ainsi que des annexes néogothiques aux bâtiments claustraux.

Écouter le carillon de la cathédrale

Le cloître, construit de 1445 à 1530, abrite le musée du Trésor de la cathédrale.

Situation : place de la Cathédrale (plan d'accès).
La cathédrale est ouverte tous les jours de 8 h à 17 h.


  Collégiale Saint-Barthélemy

Les célèbres fonts baptismauxCollégiale Saint-BarthélemyLa collégiale Saint-Barthélemy a été consacrée en 1015 sous l'épiscopat de Baldéric II, successeur de Notger, par le grand prévôt de Saint-Lambert, Godescalc de Morialmé. L'édifice primitif n'avait pas les vastes dimensions d'aujourd'hui. En effet, c'est au siècle suivant que d'importantes donations viendront enrichir le patrimoine de la collégiale et permettront la réédification d'une église de plus grande ampleur. L'intérieur présente un décor baroque du XVIIIe siècle.

De toutes les églises liégeoises, Saint-Barthélemy est celle dont le gros œuvre primitif a été le moins altéré. Des grands travaux de restauration, achevés en 2006, lui ont rendu un aspect encore plus primitif avec des murs extérieurs recouverts d'enduits peints.

L'église Saint-Barthélemy renferme les célèbres fonts baptismaux du début du XIIe siècle et attribués à l'orfèvre Renier de Huy.

Situation : rue Saint-Barthélemy (plan d'accès).
L'église est ouverte (avec accès aux fonts baptismaux) du lundi au samedi de 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h ; le dimanche de 14 h à 17 h.


  Basilique Saint-Martin (collégiale)

Collégiale Saint-MartinLa collégiale Saint-Martin a été fondée par l'évêque Éracle – prédécesseur de Notger – à la fin du Xe siècle. Son intention aurait été d'en faire la nouvelle cathédrale. Collégiale Saint-MartinAujourd'hui, il ne reste rien de l'église romane primitive qui fut remplacée au XVIe siècle par l'édifice gothique actuel dont les travaux de construction s'étalèrent de 1506 à 1542, sous le règne du prince-évêque Érard de La Marck. Le plan est de l'architecte Paul de Ryckel mais les travaux furent terminés sous la direction d'Arnold Van Mulcken qui fut aussi l'architecte de l'église abbatiale de Saint-Jacques et du palais des princes-évêques.

C'est à Saint-Martin que fut instituée la Fête-Dieu en 1246 suite aux démarches effectuées par sainte Julienne de Cornillon et la bienheureuse Éve recluse à la collégiale. En 1312, c'est dans la nuit du 3 au 4 août que le peuple soutenu par le chapitre cathédral, bouta le feu à la collégiale Saint-Martin dans laquelle s'étaient réfugiés plusieurs dizaines de nobles qui périrent dans l'incendie. Cet épisode des luttes communales à Liège fut un des plus féconds en résultats.

Situation : 66, rue Mont-Saint-Martin (plan d'accès).
L'église n'est pas accessible au public. En juillet et en août, l'église est ouverte de 14 à 17 h (excepté le lundi).


  Collégiale Saint-Denis

Collégiale Saint-DenisLa collégiale Saint-Denis a été fondée en 987 par l'évêque Notger. L'édifice primitif était intégré dans la première enceinte de la cité et la tour puissante jouait un rôle à la fois religieux et militaire. Grâce à la dendrochronologie, les entraits de la charpente de la nef ont pu être datés des années 1012 à 1015.

Au XIVe siècle, le chœur roman a été remplacé par le chœur gothique actuel et des chapelles furent accolées aux bas-côtés. À la fin du XVIIe siècle, l'intérieur fut adapté à la mode baroque de l'époque comme on peut encore le voir aujourd'hui.

Situation : 64, rue Cathédrale (plan d'accès).
L'église est ouverte du lundi au samedi de 9:30 à 17:00, dimanche de 12:00 à 17:00.


  Collégiale Saint-Jean-l'Évangéliste

Collégiale Saint-Jean-l'ÉvangélisteSaint-Jean-l'ÉvangélisteLa collégiale Saint-Jean-l'Évangéliste a été fondée vers 980 par l'évêque Notger qui s'y fit inhumer. L'église primitive avait été bâtie sur le plan du dôme carolingien d'Aix-la-Chapelle et possédait exactement les même dimensions : 15 m entre les puissants piliers qui soutenaient la coupole octogonale et 28 m entre les murs extrêmes de la rotonde. Cet édifice subsista jusqu'en 1754, époque à laquelle il fut rasé pour être remplacé par l'édifice néoclassique actuel. C'est l'architecte milanais Pisoni qui en réalisa les plans mais il confia la direction des travaux au jeune architecte liégeois Barthélemy Renoz qui venait de rentrer d'Italie en passant par Paris où il s'était imprégné de l'esprit néoclassique.

Écouter le carillon de Saint-Jean

 

 

Situation : place Xavier-Neujean (plan d'accès).
L'église est ouverte pendant les offices.

En période de vacances scolaires, l'église est ouverte et des guides bénévoles sont à la disposition des visiteurs.
Horaires : du 15 juin au 15 septembre : mardi, mercredi, jeudi et samedi de 10 à 12 h et de 14 à 17 h, lundi, vendredi et dimanche de 14 à 17 h
.
En dehors de la saison, l’église est accessible aux groupes sur rendez-vous.


  Église Saint-Servais

Église Saint-Servais.Selon la tradition, l'église Saint-Servais aurait été fondée en 933 par l'évêque Richer. Elle est incontestablement la plus ancienne paroisse de la ville. La base de la tour serait un vestige de l'édifice primitif remontant au Xe siècle. L'église a été reconstruite en style gothique au XIIIe siècle, le chœur au XIVe siècle. En 1583, le haut de la tour s'écroule et détruit une partie de l'église, à l'exception du chœur. La façade méridionale, visible depuis la rue, est alors reconstruite en 1584 en style gothique flamboyant. L'église sera plusieurs fois réstaurée par la suite : de 1848 à 1851, de 1883 à 1891 et en 1933.

En 1981, un incendie criminel a fortement endommagé l'église. Le feu a totalement détruit la toiture, les vitraux et le mobilier, de même que les pierres qui ont fort souffert de la chaleur du brasier. Les colonnes du XIIIe siècle, surmontées de chapiteaux ornés de feuilles d'eau, ont ainsi été complètement mutiliées. Aujourd'hui, l'édifice restauré n'a pas encore retrouvé une toiture qui lui rendrait son volume extérieur.

Situation : 2, rue Fond-Saint-Servais (plan d'accès).
L'église n'est ouverte que pendant les offices (voir horaires).


  Église Saint-Christophe

Église Saint-ChristopheConstruite vers 1240, l'église Saint-Christophe avait la particularité d'être à la fois une paroisse et une église de béguinage. Le béguinage Saint-Christophe aurait été fondé par le Liégeois Lambert Le Bègue (1131-1177) qui serait l'initiateur du mouvement béguinal. Construite en gré houiller, l'édifice a préservé son aspect extérieur primitif de style transitoire romano-gothique. Vers 1777, l'intérieur fut orné de stucs et rocailles à la mode de l'époque. Son aspect originel ne lui sera rendu qu'avec la restauration effectuée de 1885 à 1892 par l'architecte Auguste Van Assche.

Situation : place Saint-Christophe (plan d'accès).
L'église n'est ouverte que pendant les offices (voir horaires).

  Église Saint-Nicolas

Église Saint-Nicolas en OutremeuseÉglise Saint-Nicolas en OutremeuseAu Moyen Âge, le culte de saint Nicolas était à l'honneur à Liège dans cinq sanctuaires : Saint-Nicolas-aux-Mouches, Saint-Nicolas-au-Pont, Saint-Nicolas-au-Trez, le prieuré de Saint-Nicolas-en-Glain et une chapelle annexée à la cathédrale Saint-Lambert.

Les récollets ou frères mineurs observants - pour les distinguer des conventuels établis à Saint-Antoine en Hors-Château - s'établirent à Liège en 1487. Ils prirent le nom de récollets au début du XVIIe siècle suite à la seconde réforme de l'Observance (du latin recollectus qui signifie « recueilli »). Leur église était dédiée à Notre-Dame de la Consolation et à sainte Barbe. Elle fut détruite lors du bombardement de la ville par l'artillerie française en 1691 et entièrement reconstruite de 1710 à 1713 dans un style qui évoque l'esprit franciscain. La tour est surmontée d'un clocheton de 1843. En 1804, suite à la réorganisation des paroisses, l'ancienne église Saint-Nicolas, située à l'extrémité de la chaussée des Prés en Outremeuse, fut démolie et le patronage de saint Nicolas fut transféré à l'ancienne église des récollets.

Situation : 9, rue Fosse-aux-Raines (plan d'accès).
Ouverture : lundi, mardi et jeudi 8 à 12 h.


  Église Saint-Pholien

Église Saint-PholienDepuis le XIIe siècle, trois édifices successifs se sont succédé au même emplacement. En 1910, l'église fut rasée pour permettre la réalisation du nouveau plan de voirie. En 1914, l'architecte Edmond Jamar, construisit l'église actuelle en style néogothique. Le bâtiment comporte trois nefs sur cinq travées, un transept et une abside à trois pans. L'intérieur a été décoré en 1937 par Pierre Brouwers. L'autel secondaire, situé sur la gauche du chœur, est dédié à la Vierge des Écoliers : la statue du XIVe siècle provient de l'église démolie de l'ancien monastère du Val des Écoliers. La Vierge des Tanneurs est une statue en argent datée de 1687-1688.

Situation : 9, place Saint-Pholien (plan d'accès).
L'église est ouverte le lundi de 9 h 30 à 12 h.

  Église Sainte-Véronique

Église Sainte-Véronqiue L'actuelle 'église Sainte-Véronique a été édifiée en 1847 par l'architecte Hyacinthe DEJARDIN en style néoclassique. Elle remplaça un édifice gothique du XIIIe siècle. Il s'agit d'une des plus anciennes paroisses de Liège puisque sa fondation remonte au XIe siècle.

L'édifice est de plan rectangulaire et le chœur se termine par une abside à trois pans. La chapelle de la nef latérale gauche est entièrement décorée de caissons, ornés de blasons familiaux, qui proviennent de l'ancienne église. L'autel de cette chapelle est orné d'un tableau représentant l'Adoration des bergers, par le peintre liégeois Englebert Fisen (1655-1733).

Situation : 20, place Sainte-Véronique (plan d'accès).
L'église n'est ouverte que pendant les offices.


  Église du Saint-Sacrement

Église du Saint-Sacrement Les augustins chaussés établirent leur prieuré à Liège, en bord de Meuse, en 1455, mais leur église ne fut consacrée qu'en 1527 et dédiée à sainte Anne. Dans la seconde moitié du XVIIIe Église du Saint-Sacrementsiècle, une nouvelle église de style néoclassique remplaça l'édifice primitif. Les travaux dirigés par l'architecte Liégeois Barthélemy Renoz, s'achevèrent vers 1766. À la Révolution, les augustins furent expulsés et l'église vendue. Ce n'est qu'en 1866 qu'elle sera rendue au culte pour servir de sanctuaire aux Dames de l'Adoration perpétuelle, dont le couvent avait remplacé l'ancien prieuré. L'église changea alors de patronage en passant de celui de sainte Anne à celui du Saint-Sacrement. Sur la façade, un bas-relief représente saint Augustin avec un ange qui tient sa mitre et sa crosse.

Situation : 132, boulevard d'Avroy (plan d'accès).
L'église n'est ouverte que pendant les offices (voir horaires).

  Abbaye de la Paix-Notre-Dame - Intérieur de l'église abbatialeAbbaye de la Paix-Notre-Dame

Abbaye de la Paix-Notre-Dame - Façade de l'église abbatiale
L'abbaye de la Paix-Notre-Dame a été fondée en 1628 par des bénédictines en provenance de Namur. Après avoir traversé sans trop de mal de nombreuses épreuves, l'établissement se maintint au-delà de la Révolution. L'ensemble des bâtiments a été érigé d'après les plans d'une moniale, Antoinette Desmoulins à la fin du XVIIe siècle. L'église, construite de 1686 à 1690, est intéressante à plus d'un titres : façade, maître-autel et satues d'Arnold Hontoire, tableaux d'Englebert Fisen, orgue de Jean-Baptiste Le Picard, etc. Les bâtiments claustraux ont été construits à partir de 1692. Aujourd'hui, l'enseignement est la principale vocation de l'abbaye. Le parc de l'abbaye mérite lui-aussi une visite.


Abbaye de la Paix-Notre-Dame - ParcAbbaye de la Paix-Notre-Dame - ParcAbbaye de la Paix-Notre-Dame - Mobilier liégeois du XVIIIe siècleAbbaye de la Paix-Notre-Dame - Orgue de Jean-Baptiste Le Picard

Abbaye de la Paix-Notre-Dame - Le chœur des monialesAbbaye de la Paix-Notre-Dame - RéfectoireAbbaye de la Paix-Notre-Dame - Parc

Situation : 52, boulevard d'Avroy (plan d'accès).
Église accessible lors des offices (voir horaires).


  Église Sainte-Catherine

L'église primitive dédiée à sainte Catherine fut érigée au début du XIIe siècle à proximité du vieux pont des Arches. En 1358, elle fut déplacée et reconstruite en style gothique dans la rue Neuvice. Cette deuxième église, qui avait été remaniée au XVIe siècle, sera détruite, ainsi que tout le quartier environnant, en 1691 lors du bombardement de la ville par les troupes françaises sous le commandement du maréchal de Boufflers. Elle sera immédiatement réédifiée mais dans le style baroque de la fin du XVIIe siècle. Sous la Révolution, elle fut rachetée par un paroissien qui la céda à la fabrique de la collégiale Saint-Denis sous la condition qu'elle soit rendue au culte, ce qui fut fait.

Le vaisseau est bâti sur un plan carré dans lequel s'inscrit une croix grecque formée par la nef centrale et le faux transept qui coupe l'édifice en deux et dont la croisée est couverte d'un dôme. Le chœur, à l'ouest, se termine par un chevet plat derrière lequel s'élève la tour de faible hauteur qui est masquée par les constructions voisines.

Situation
: 54, en Neuvice (plan d'accès).
L'église est ouverte du mardi au samedi de 7 h 30 à 11 h 30 ; également de 15 à 17 h pendant l'été.


  Église Saint-Gilles

Église Saint-GillesLe chroniqueur liégeois Jean d'Outremeuse fait remonter la fondation en 1083 avec l'érection d'un humble ermitage en pleine forêt. Il raconte qu'un certain Goderan, jongleur vivant à Liège et originaire de Saint-Gilles en Languedoc, décida de se retirer pour vivre en ermite. Il fonda une chapelle qu'il dédia au patron de sa ville natale, et quelques clercs se joignirent à lui.

En 1124, une abbaye augustinienne (chanoines réguliers de saint Augustin) y fut érigée et l'église abbatiale fut consacrée en 1127 par l'évêque Albéron  Ier. L'abbaye fut sécularisée en 1786 et les quelques chanoines rejoignirent ceux de la collégiale Saint-Jacques (elle aussi sécularisée en 1785).

De l'édifice du XIIe siècle, seules subsistent la tour carrée et la grande nef orientale aux murs percés de fenêtres en plein cintre. Deux fois ravagée par le feu au XVIe siècle, l'église perdit alors son transept qui ne fut jamais reconstruit. Au cours du XVIIIe siècle, elle est entièrement remodelée et désorientée : l'ancien chœur est remplacé par un portail et le nouveau chœur est placé sous la tour. L'intérieur est mis au goût du jour et recouvert de stucs. Au nord, le beau portail daté de 1773, porte les armes du dernier abbé Laurent Chantraine.

Église Saint-GillesÉglise Saint-GillesEnfin, en 1893, des travaux de restauration et d'agrandissement furent entrepris sous la conduite de l'architecte Auguste Van Assche. Il éleva sur l'emplacement du transept primitif, un chœur, réplique de celui de Saint-Nicolas-en-Glain (toute proche et aujourd'hui disparue), deux chapelles au nord et au sud de la tour, et un vaisseau occidental de cinq travées prolongeant la nef primitive au-delà de la tour. Les derniers vestiges des bâtiments abbatiaux furent démolis en 1958.

La statue de saint Gilles date du XIVe siècle. On lui donnait autrefois le qualificatif d'èwaré – étonné – en raison de la taille étonnante de ses yeux. Issu d'une riche famille, saint Gilles distribua toute sa fortune aux malheureux et se retira dans une grotte où une biche le nourrissait de son lait. Un jour, poursuivie par des chasseurs, elle se précipita dans les bras de Gilles qui reçut une flèche dans la main. Le chasseur, touché par la grâce du saint, épargna la biche et fit bâtir un monastère que Gilles dirigea.

Situation
: 30, cour Saint-Gilles (plan d'accès).
L'église est ouverte tous les jours de 8 h à 12 h.


  Église Saint-Remacle

Église Saint-RemacleÉglise Saint-RemacleAvec Saint-Servais, Saint-Remacle est une des plus ancienne paroisses de Liège encore existantes. Sa fondation remonte à 1071. Par le passé, elle était dénommée Saint-Remacle-au-Pont pour la dissocier de Saint-Remacle-au-Mont située près de la collégiale Saint-Martin. L'église actuelle a été construite de 1713 à 1722 pour remplacer l'édifice détruit lors du bombardement de la ville de Liège, en 1691, par les troupes françaises, placées sous le commandement du maréchal de Boufflers, en réaction à la ligue d'Augsbourg (coalition des puissances européennes contre la politique agressive de Louis XIV). La façade fut fortement endommagée par une bombe tombée sur le vicariat dans la nuit de Noël 1944. Elle a été reconstruite en 1948 avec réemploi de certains éléments pour les chapiteaux et les pilastres, mais enjolivée ; seul le portail du XVIIIe siècle a été préservé dans son état originel. Le fronton a été orné d'un bas-relief de Louis dupont, et la niche centrale décorée par une statue de la Vierge réalisée par Oscar Berchmans. La tour, accolée au bas-côté droit, remonte à la première moitié du XVe siècle pour sa partie basse et à 1617 pour la partie en briques surmontée du clocher.

Situation : 22, rue d'Amercœur (plan d'accès).
L'église n'est ouverte que pendant les offices (voir horaires).


  Église du Grand Séminaire

Église du Grand SéminaireVers 1230, les frères mineurs établirent leur couvent à l'emplacement de l'actuel séminaire, mais ils déménagèrent rapidement pour se rapprocher du centre et les prémontrés leur succédèrent en 1288. En 1762, ces derniers firent construire l'église actuelle par l'architecte liégeois Barthélemy Digneffe, pour remplacer le vieil édifice du XVIe siècle qui ne correspondait plus aux goûts de l'époque. Le nouvel édifice est inversé – le chœur est à l'occident – et l'ancienne tour de façade conservée s'appuie maintenant contre le chœur. De 1792 à 1794, les troupes républicaines occupèrent les bâtiments, puis les prémontrés en reprirent possession jusqu'en 1799. En 1809, un décret impérial affecta l'ancienne abbaye à la résidence de l'évêque et du grand séminaire.

Situation : 40, rue des Prémontrés (plan d'accès).
L'église est inaccessible au public en dehors des manifestations culturelles ponctuelles.


  Chapelle des Filles de la Croix

Le couvent des capucines, fondé en Hors-Château au XVIIe siècle, fut supprimé à la Révolution et les bâtiments furent vendus. En 1833, la Liégeoise Jeanne Haze (Marie-Thérèse du Sacré-Cœur de Jésus est son nom de religion) fonda la congrégation des Filles de la Croix, et la famille Frésart leur offrit les anciens bâtiments des capucines quelques années plus tard. L'église était fortement endommagée et, en 1862, il fut décidé de construire une nouvelle chapelle. Le projet fut confié à l'architecte Mélotte qui réalisa un édifice néogothique en briques, calcaire et pierre de sable. L'intérieur est une imitation de la Sainte-Chapelle de Paris. Les quatorze peintures murales du chemin de la Croix ont été réalisées par Lange, tandis que la décoration intérieure a été exécutée par les Liégeois Jules Helbig et Van Marck. Jeanne Haze a été béatifiée le 21 avril 1991 par le pape Jean-Paul II.

Situation : 49, rue Hors-Château (plan d'accès).
L'église est accessible sur rendez-vous.


  Église Sainte-Barbe

Église Sainte-BarbeLes carmélites déchaussées se sont établies à Liège en 1627 mais, faute de moyens financiers, leur église ne sera construite qu’à partir de 1719. La façade en briques et calcaire est surmontée par un fronton triangulaire frappé du monogramme du Christ qui est porté par des pilastres jumelés et segmentés de bandes de pierre (photo ci-contre). Entre ceux-ci le portail est dominé par un fronton de même forme. Au-dessus, une niche surmontée d'un fronton en plein cintre abrite une statue de la Vierge à l'Enfant. La nef de cinq baies sans bas-côtés est terminée par un chœur à chevet plat aveugle. À l'intérieur, les stucs du porche sont datés de 1726. La nef est surmontée d'une voûte d'arête reposant sur des pilastres toscans. Une grande partie du mobilier ancien y a été conservé, dont le maître-autel du XVIIIe siècle qui arbore une peinture de Jean-Baptiste Coclers réprésentant saint Jean-de-la-Croix, sainte Thérèse d'Ávila et le prophète Élie (photo ci-dessous).
Après 1965, pour la pratique du culte orthodoxe, on y installa un iconostase en bois dont la finesse des sculptures est particulièrement remarquable (photo à gauche ci-dessous).

En 1930, les carmélites quittent les lieux pour aller s’établir à Mehagne. Les bâtiments du monastère sont détruits en 1939. L’église devient alors propriété des Filles de la Croix qui la mettent à disposition de la communauté grecque orthodoxe de Liège en 1965.

Situation : 7, rue du Potay (plan d'accès).
L'église est accessible pendant les offices le dimanche de 9 h à 11 h 30.

IconostaseTableau du maître-autelLa ViergeIntérieur



  Église Sainte-Julienne

Église Sainte-JulienneL'église Sainte-Julienne, située dans le quartier de Xhovémont, a été consacrée en septembre 1969. L'édifice a été réalisé par A. Michel et J. Renaud sur les plans de J. Sommer. Réalisée en béton et conçue comme un grand hall couvert d'un plafond de bois, l'église se termine au sud par une abside contenant la cuve baptismale. En façade, le grand parvis couvert et fleuri conduit à l'est vers une petite chapelle.

Situation : 2, rue des Genêts (plan d'accès).
L'église n'est ouverte que pendant les offices (voir horaires).


  Chapelle Saint-Augustin (dite de Bavière)

Chapelle Saint-AugustinChapelle Saint-Augustin

C'est le prince-évêque Ernest de Bavière qui, ayant acheté en 1594 la maison Porkin située à l'emplacement de l'actuelle place de l'Yser, la céda à la compagnie de la Miséricorde pour y fonder l'hôpital de Bavière. Une chapelle dédiée à Notre-Dame y fut érigée en 1606. En 1894, lors du transfert de l'hôpital au boulevard de la Constitution, la chapelle y fut reconstuite par l'architecte Demany. Dédiée à saint Augustin, elle est une réplique exacte de l'ancienne chapelle.

L'édifice est en briques, le calcaire étant employé pour les cordons décoratifs et les encadrements des baies. L'intérieur se compose d'une seule nef surmontée d'une voûte en berceau renforcée par des arcs doubleaux et d'un chœur formé d'une abside à trois pans. La majorité des éléments intérieurs sont anciens. Ainsi, les tribunes en bois, anciennement occupées par les religieuses augustines, datent de 1716. De la même époque est le magnifique escalier de marbre noir avec des rampes en marbre de Saint-Remy qui conduit au chœur surélevé. Le maître-autel baroque date de 1702.

Situation : rue des Bonnes-Villes (plan d'accès).
L'église n'est ouverte que pendant les offices (en latin, mercredi et vendredi à 7 h 30, dimanche à 11 h 15).


  Ancienne église Saint-Antoine

Église Saint-AntoineÉglise Saint-AntoineLes frères mineurs ou franciscains s'établirent à Liège vers 1230. Ils choisirent d'abord l'emplacement de l'actuel séminaire mais, dès 1232, ils virent les dominicains s'installer à proximité et décidèrent alors de se rapprocher du centre, non loin de la place du Marché. Leur église, dédiée au saint portugais Antoine de Padoue, a été consacrée en 1244. L'édifice se compose de trois nefs avec un chevet plat, sans transept ni tour en accord avec la simplicité de l'ordre franciscain. La façade baroque de 1645 n'a, par contre, plus rien de la pauvreté franciscaine ; cette façade monumentale a été accolée à l'ancienne façade gothique. En 1670, les fenêtres et les bas-côtés ont été transformés et, au XVIIIe siècle, c'est la nef principale et le chœur qui ont été mis à la mode de l'époque. En 1944, l'explosion d'une bombe volante allemande endommagea fortement le cloître qui du être restauré.

La communauté observa toujours la règle des frères mineurs conventuels, alors que les récollets ou observantins s'installèrent sur l'autre rive en 1489 (église Saint-Nicolas en Outremeuse).

L'église Saint-Antoine est désacralisée. Elle sert aujourd'hui pour les expositions temporaires du musée de la Vie wallonne.

Situation : rue Moray (en Hors-Château, ancien couvent des frères mineurs, aujourd'hui musée de la Vie wallonne) (plan d'accès).
L'église est désacralisée ; elle est accessible depuis le musée.


  Ancienne église Notre-Dame-de-l'Immaculée-Conception

Église Notre-Dame-de-l'Immaculée-ConceptionLa communauté des carmes déchaussés s'installa en Hors-Château en 1618. Suite à un incendie en 1630, l'église ne fut terminée qu'en 1655 et consacrée à sainte Thérèse et à saint Joseph. Vendue sous la Révolution, l'église fut rachetée par les anciens carmes, puis acquise en 1838 par les rédemptoristes qui la placèrent sous le vocable de Notre-Dame-de-l'Immaculée-Conception. En 1964, ils la cédèrent au collège épiscopal Saint-Barthélemy. Elle est aujourd'hui propriété de la ville de Liège et si la façade vient d'être récemment restaurée, l'intérieur reste dans un état de délabrement déplorable.

L'église est plus connue des Liègeois sous le nom d'église des rédemptoristes ou encore sous le vocable de Saint-Gérard en raison du culte de saint Gérard Majella qui y fut introduit en 1889.

Situation : 23, rue Hors-Château (plan d'accès).
L'église est désacralisée et n'est pas accessible au public.

  Ancienne église Saint-André

Ancienne église Saint-André.
Sous l'Ancien Régime, Saint-André était l'église de l'Ordre teutonique. Les bâtiments de la commanderie se situaient à flanc de coteaux, derrière le palais. L'édifice actuel, terminé en 1772, fut construit par l'architecte J.-B. Renoz. De plan circulaire, il est coiffé d'un dôme à douze pans.

Entièrement restaurée de 1962 à 1968, l'ancienne église sert, aujourd'hui, de salle d'exposition. Étant donné sa hauteur intérieure de 36 m., l'expérience du pendule de Foucault y est régulièrement présentée.

Situation : 27, place du Marché (plan d'accès).
L'église est désacralisée ; elle est en attente de renovation et inaccessible au public.


  Ancienne chapelle Sainte-Agathe

Ancienne chapelle Sainte-Agathe.
Les chanoinesses du Saint-Sépulcre arrivèrent à Liège en 1634 et y fondèrent leur couvent avec l'aide du prince-évêque Ferdinand de Bavière. Le couvent fut supprimé en 1796 et, à partir de 1847, les bâtiments abritèrent un hospice pour aliénées mentales confié aux sœurs hospitalières de Saint-Charles-Borromée.

La chapelle est datée de 1633. À l'intérieur, la tribune des religieuses repose sur deux rangées de trois colonnes et couvre les trois quarts de l'édifice. Aujourd'hui, l'ensemble des bâtiments fait l'objet d'une restauration après de nombreuses années d'abandon. Un complexe hôtelier haut de gamme y sera installé ; l'ancienne chapelle restaurée sera convertie en salle de restaurant.

Situation : 56, rue Saint-Laurent (plan d'accès).
L'ancienne chapelle n'est pas accessible.


  Ancienne chapelle Saint-Charles-Borromée

Ancienne chapelle Saint-Charles-Borromée.
L'hospice des Incurables et des Fille repenties fut fondé en 1701 par le baron de Surlet. Les bâtiments, construits de 1701 à 1703, sont disposés en forme de E, la chapelle occupant l'aile centrale. La façade de la chapelle, réalisée en briques et en calcaire, présente quatre piliers légèrement saillants qui encadrent le portail. Ce portail est surmonté d'un médaillon portant une inscription fortement abîmée, le millésime 1701, et les armes du fondateur Jean-Ernest de Surlet. L'ensemble est surmonté par un fronton triangulaire adossé à deux larges volutes. L'intérieur se composait d'une nef unique éclairée par de hautes fenêtres. Une galerie en chêne, du XVIIIe siècle, en faisait le tour. Aujourd'hui, l'ancienne chapelle a été transformée en salle de conférence depuis que les bâtiments hébergent les services du ministère de la Région wallonne.

Situation : 13, rue du Vertbois (plan d'accès).
L'ancienne chapelle est inaccessible en dehors de certaines manifestations ponctuelles.



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Date de création de la page : 11-2001 – Dernière modification : 1-07-2014 .