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L’église Saint-Jacques à travers les siècles

 

Siècle par siècle :   11   12   13   14   15   16   17   18   19   20

1013
10 octobre

Bataille de Hœgaarden où les troupes liégeoises, opposées à celles de Lambert le Barbu, comte de Louvain, subissent une sanglante défaite.

1015
25 avril

Pose de la première pierre de la crypte.

1015
6 septembre

Consécration de la crypte dédiée à saint André.

1018
29 juillet

L'évêque Baldéric II est enseveli dans la crypte.

1019

L’empereur Henri II séjourne à l’abbaye.

1021

Arrivée de Olbert, abbé de Gembloux depuis 1012, et qui, fait assez rare, va administrer les deux monastères en même temps. Disciple d’Hériger de Lobbes et de Fulbert de Chartres, sa renommée est grande ; il contribue, avec Richard de Verdun, à développer la grande réforme richardienne qui prône une plus grande ferveur dans la vie monastique.

1030
24 juillet

L'évêque Réginard consacre l’église dédiée à saint Jacques le Mineur.

1048
14 juillet

Mort de l'abbé Olbert qui sera enseveli sous la couronne de lumière.

1052

Fin de la construction du cloître qui abrite alors vingt-cinq moines.

1056
13 mai

Le moine Robert rentre de Compostelle avec un morceau du radius de saint Jacques le Majeur.

1076

Le moine Robert est nommé abbé.

1080

Les moines de Saint-Jacques fondent l'abbaye de Lubin en Pologne.

1125

Mort de Guda, veuve de Thiebault de Fouron, recluse à Saint-Jacques et inhumée dans l’église (pierre tombale dans le narthex).

1155-1173

Abbatiat de Drogon qui fait construire l’avant-corps roman surmonté d’un clocheton octogonal encadré de deux tours jumelles (vers 1170). L’abbé y consacre deux autels : l’un à la Vierge, l’autre à saint Jean-Baptiste. C’est vraisemblablement lui aussi qui fait construire le cancellum en pierre sculptée. Pour irriguer le verger et le potager, il fait creuser un canal qui sert également à actionner un moulin à blé.

1246
9 octobre

Le pape Innocent IV confère à l’abbé Jean I et à ses successeurs, les insignes épiscopaux.

1287

La Paix des Clercs désigne le monastère de Saint-Jacques comme lieu de réunion des arbitres chargés de veiller au respect de cette célèbre constitution liégeoise.

1303

Les deux bourgmestres, élus à la saint Jean-Baptiste (24 juin), viennent prêter serment à la veille de la saint Jacques le Majeur (donc le 24 juillet). Cette coutume se perpétuera jusqu’en 1684.

1313

L’abbé Guillaume II de Bever fait construire le grand dortoir ou ronfloir.

1351-1365

Travaux d’agrandissement du cloître et construction d’une cuisine.

1369

Incendie du cloître.

1372

Cloître complètement réédifié sous l’abbatiat de Nicolas I du Jardin.

1392

La foudre s’abat sur une des deux tours romanes qui encadrent le clocheton octogonal du narthex.

1401

La peste emporte l’abbé Bertrand de Vivegnis ainsi que plusieurs moines.

1408

Inhumation, derrière le chœur de l’église, des corps de chevaliers liégeois tombés lors de la bataille d’Othée.

1418

L’abbé Renier de Heyendael entreprend la construction d’une nouvelle église. Le projet est financé par Englebert de La Marck, seigneur de Loverval, qui décéde le 8 mars 1422 et est enseveli à Saint-Jacques.

1421

Les travaux de construction de la nouvelle église sont interrompus suite aux troubles causés par les règnes de Jean de Heinsberg et de Louis de Bourbon.

1467

L’abbaye sert de lieu de résidence à Onufrius, légat du pape, dont les efforts ne permettront pas d’éviter le sac de la cité par les Bourguignons en 1468.

1487

Signature à l’abbaye de la fameuse Paix de Saint-Jacques qui codifie les lois et règlements du pays avec reconnaissance des franchises liégeoises par le prince-évêque Jean de Hornes.

1513
30 juin

Le chœur de l’église romane s’écroule et défonce la crypte.

1514

L’abbé Jean de Cromois fait reprendre les travaux de construction de l’église gothique interrompus en 1421. L'architecte est Arnold Van Mulcken.

1515

La construction du chœur est achevée.

1525-1531

Mise en place des vitraux de l’abside.

1530

Abattage des arbres destinés à la construction de la charpente de l’église.
Philippe de La Marck offre une cloche ornée de jolis médaillons de style Renaissance. Fêlée, elle sera refondue en 1891 pour reprendre ses formes originales.

1538

Fin de la construction de l’église gothique. Abbatiat de Nicolas II Balis.
Construction du jubé gothique dont il reste actuellement la galerie des apôtres et les quatre docteurs.

1552
13 mars

Consécration de la nouvelle église par Gédéon van der Graacht, évêque-suffragant de Liège.

1556

L’abbé Herman II Rave reçoit du Saint-Siège la dignité de conservateur des droits et privilèges de la cathédrale.

1558

L’abbé Herman II Rave fait réaliser par Lambert Lombard le portail Renaissance.

1595

L’abbaye accueille l’évêque de Vercelli, J.F. de Bonhomini, qui vient, en qualité de légat du pape, publier à Liège les décrets du Concile de Trente.

1600

Construction de l'orgue ; probablement par Nicolas Niehoff ou Florent Hocquet, puisqu'il semble qu'ils soient, à l'époque, les seuls facteurs capables d'entreprendre un travail aussi important.

1602

L’abbé Martin Fanchon fait édifier un magnifique jubé Renaissance à l’entrée du chœur. De celui-ci, subsistent actuellement les deux autels placés dans le fond des nefs latérales.

1635

Construction du campanile surmonté d’un soleil à la croisée du transept.

1643
14 janvier
Inondation dans l'église. Une inscription latine dans le chœur en indiquait le niveau.

1646

La Mâle Saint-Jacques : le jour des élections des nouveaux bourgmestres, le peuple et les Grignoux se révoltent contre les partisans du prince-évêque ou Chiroux qui ont falsifié les élections à leur avantage. Après des combats sanglants qui feront plus de quatre cents morts, justice sera rendue : les membres élus des Chiroux, céderont leur place aux membres des Grignoux légitimement élus.

1651

Une des deux tours romanes du narthex est détruite par un ouragan. Les deux tours seront démontées pour être remplacées par une maçonnerie de briques.

1658
27 février
Inondation dans l'église. Une inscription latine dans le chœur en indiquait le niveau.

1669

L'orgue est entièrement transformé par André Severin de Maastricht qui sera enseveli sous son œuvre en 1673.

1684

Le prince-évêque Maximilien-Henri de Bavière, par son règlement du 28 novembre 1684, met fin au système de corporations des trente-deux bons métiers et abolit ainsi la traditionnelle prestation de serment des bourgmestres en l'église Saint-Jacques.

1682-1692

Jean Del Cour réalise neuf grandes statues baroques pour orner l'église. Elles sont adossées aux piliers de la grande nef.

1696

L’abbé Nicolas III Bouhon modernise les bâtiments claustraux.

1709-1741

Abbatiat de Nicolas IV Jacquet qui fait construire à l’abbaye un moulin à scier le marbre. Ce moulin est visible sur la vue de l’abbaye prise de l’ouest, exécutée par Remacle Le Loup, et qui figure dans les Délices du Païs de Liege, t.I, p.163.

1751

L’abbé Renotte transforme l’intérieur du chœur et détruit ainsi l’œuvre si merveilleusement conduite par ses prédécesseurs. Il supprime, entre autres, le jubé Renaissance et utilise les deux autels de celui-ci pour murer les chapelles latérales du chœur. Une grande partie du mobilier a été remplacé, à l'exception des stalles du XIVe siècle.

1769

Introduction d’une première demande en vue de la sécularisation de l’abbaye.

1785
1 juin

Suite au bref du pape Pie VI, l’abbaye est sécularisée et devient ainsi la huitième collégiale de Liège. Les bâtiments claustraux sont transformés en habitations particulières destinées à loger les nouveaux chanoines.

1786
27 juin

Cinq chanoines réguliers de Saint-Gilles, eux aussi récemment sécularisés, sont réunis à ceux de Saint-Jacques et portent ainsi le nombre de chanoines à trente.

1788
3 mars

Mise en vente publique de la bibliothèque de l’abbaye qui compte 1107 ouvrages imprimés et pas moins de 700 manuscrits dont la plupart sur vélin. La vente durera 13 jours et rapportera 6887 florins, ce qui constitue une très faible somme pour l’époque. Le catalogue, in-8°, iv-285 p., a été rédigé par J.N. Paquot. Une grande partie de ces livres sont maintenant à Darmstadt.

1793

Mise en vente de l’argenterie.

1797
25 novembre

Suppression définitive de la collégiale.
Le carillon et les cloches sont démontés et emportés. Une partie de ce carillon est maintenant à l'ancien Palais des princes-évêques.

1798
1 janvier

L’église est soustraite au culte. Le cloître est occupé par les armées républicaines et l’église est transformée en écurie.

1798
14 août

Le mobilier de l’église est exposé aux enchères mais seule une petite partie sera vendue.

1801
26 janvier

Le préfet Desmousseaux sauve l’église de la démolition.

1803

Le bâtiment est rendu au culte et devient église paroissiale.

1806

Le théâtre du Gymnase est installé contre la grande verrière méridionale du transept, au-dessus de la salle capitulaire. Le théâtre sera fermé en 1861 et démoli en 1865.

1816-1829

L’orgue subit d’importantes restaurations par Arnold Graindorge.

1828

Le gouvernement des Pays-Bas fait réaliser des travaux urgents de consolidation et de préservation du bâtiment.

1829

Réfection sommaire des toitures.

1832

Le roi Léopold I visite l’église Saint-Jacques et décide de sa restauration.

1834

Un projet de démolition du portail Renaissance est envisagé. Heureusement, cette idée sera abandonnée pour le plus grand bien de notre patrimoine.

1839

Remplacement des contreforts du chœur pour les reconstruire plus massifs. Les travaux sont dirigés par Delsaux et Halkin.

1840-1842

Restauration des vitraux de l'abside par Capronnier.

1844

Le badigeon blanc qui recouvre les murs du chœur est enlevé. Il avait été réalisé sur l'initiative de l’abbé Renotte.

1847

Le roi Léopold I se rend à nouveau à l’église Saint-Jacques et se montre satisfait des travaux de restauration entrepris.

1849

Un ouragan endommage la verrière méridionale du transept.

1852-1854

L'édifice est consolidé dans son ensemble et l'église est fermée au culte du 27 mai 1852 au 17 janvier 1854.

1854

Les volets peints qui ornent le buffet des orgues sont enlevés et détruits lors d'une restauration de l'instrument par le facteur Arnold Clerinx.

1857

Démontage du cancel roman situé au fond de l'église. Une partie de ce cancel est maintenant au musée Grand Curtius.

1860

Début des travaux de consolidation des voûtes.
Helbig et Van Marcke restaurent les peintures de la voûte de la grande nef.

1862

Enlèvement des boiseries rocailles qui clôturent le chœur.
Halkin entreprend la réalisation du chemin de croix dans les bas-côtés.

1863

Démolition du théâtre du Gymnase et premier projet d'isolement de l'église entraînant la démolition complète du cloître. Ce projet sera exécuté en 1873.

1864

La toiture est pourvue d’une nouvelle couverture.

1867

Construction de la chapelle du Sacré-Cœur par Eugène Halkin à l'emplacement de l'ancienne salle capitulaire.

1869

Fin de la première phase de restauration décidée par Léopold I.

1873

Suite à un incendie de la fabrique de matelas militaires établie contre l'avant-corps roman, le projet d'isolement de l'église est appliqué. Le cloître et la magnifique salle capitulaire gothique sont démolis sur décisions des autorités communales malgré les oppositions de l'opinion publique et de la commission royale des monuments.

1884

Les deux chapelles latérales du chœur sont rouvertes et les deux autels de l’ancien jubé Renaissance sont placés dans le fond de l’église.

1885

Le peintre-verrier Osterrath, de Tilff, réalise les vitraux du transept.

1888-1889

Travaux importants aux orgues par Charles Anneessens.

1892

Construction du portail néoroman par Van Assche.
Helbig réalise la polychromie des murs du chœur.

1895

L'architecte Edmond Jamar dirige la reconstruction de la tribune méridionale du chœur. Ces tribunes qui s'ouvraient jadis par quatre arcades sur le chœur et une arcade sur le transept avaient été démolies au XVIIIe siècle lors du lambrissage des murs de l'abside ; les arcades ayant simplement été murées.

1896

Helbig réalise la décoration picturale des chapelles du Sacré-Cœur et de Saint- Antoine.

1897

Consécration du nouveau maître-autel qui remplace l'autel baroque du XVIIIe siècle placé sur l'initiative de l'abbé Renotte et qui sera vendu aux Ursulines de Saint-Trond.
Mise en place d'un système de chauffage à air chaud. C’est au cours de ces travaux que les vestiges de la crypte seront retrouvés.

1905

Réalisation du moulage de la pierre tombale de Jean de Cromois à l’occasion de l’exposition internationale ; coût 10.000 BEF de l'époque. Ce n’est qu’en 1925 que le moulage sera placé dans l’église à l’endroit de la dalle originale.

1906

Les statues de Del Cour sont déplacées dans le narthex.

1914

Restauration du portail Renaissance de Lambert Lombard.
L'architecte Fernand Lohest dirige la reconstruction de la tribune septentrionale du chœur.

1921

Installation de l’éclairage électrique.

1933

Mise en place du grillage pour la protection des vitraux.

1936
15 janvier

L'église Saint-Jacques de Liège est classée comme monument faisant partie du patrimoine immobilier exceptionnel par arrêté royal du 15 janvier 1936.

1942

Dépose des vitraux de l’abside afin de les protéger contre les dommages de guerre. La décision était prise depuis 1939 mais la mise en dépôt ne s’effectue qu’entre le 20 juillet et le 22 août 1942. Les caisses contenant les vitraux sont d'abord remisées dans les caves de l’évêché, puis par crainte des inondations, transférées dans les caves de l’Académie des Beaux-Arts de Liège.

1946

Remise en place des vitraux de l’abside suite à leur dépose de 1942. Un ouragan endommage la grande verrière septentrionale du transept qui était déjà en piteux état.

1949

Renouvellement partiel des toitures et chenaux de l'église.

1957

Une pierre de dix kg se détache de la tour romane et s’écrase sur le trottoir. Suite à cet événement, les démarches visant à une restauration du monument vont être accélérées. La réfection de la tour ne se fera pas vu la difficulté d'une telle restauration.

1960

Restauration du portail Renaissance.

1962

L'orgue est démonté en vue d'une restauration. Malheureusement, ces travaux sont réalisés sans soins : une grande partie des tuyaux disparaissent et l'instrument est laissé à l'abandon.

1962-1969

Gros travaux de consolidation des voûtes : reprise des contreforts, reprise des charges de toiture et des poussées obliques, affermissement des voûtes, traitement des peintures.

1964

Fermeture partielle de l'église pour cause de restauration.

1966

Découverte d’une peinture murale représentant la Mise en Croix. La peinture est attribuée à Denis Pesser.

1969
20 septembre

L'église est rouverte au public.

1972

Début des fouilles archéologiques, dirigées par Florent Ulrix, suite aux découvertes réalisées lors des travaux de déblaiement du sous-sol pour l’installation d’un nouveau système de chauffage.

1974

Le facteur d'orgues Günter Hardt place, dans le transept, le petit orgue de dix jeux, dont cinq anciens, datant du XVIIIe siècle, tout comme son buffet. Cet orgue provient de Neukirchen, près de Siegen en Westphalie.

1976

Mise en place d'un nouveau dallage de l’église en marbre noir de Mazy (près de Jemeppe-sur-Sambre) et marbre rouge de Roche Fontaine (près de Philippeville). Le motif a été réalisé sur base du modèle d’un pavement du XVIIIe siècle retrouvé lors des fouilles archéologiques de 1972.

1986

Le dossier de restauration de l'orgue refait surface.

1990

Hubert Schoonbroodt est mandaté pour rédiger un nouveau cahier des charges pour la restauration de l'orgue et, en 1990, le Ministère des Communications décide de prendre en charge l'entièreté du coût de la restauration au titre de dommages de guerre. Les travaux sont confiés à la manufacture d'orgues Schumacher de Baelen.

1995

Remise en état des peintures du buffet de l'orgue.

1996

Remise à neuf des bronzes et dorures de la galerie des apôtres de l'ancien jubé gothique de 1538.

1997

Réalisation de la maquette de l'église par Fabrice Muller et Andrian Sokoloff.
Cette maquette est exposée dans le fond de l'église.

1998

Bénédiction du nouvel orgue (21 juin) et concert d'inauguration (26 septembre).
Le nouvel orgue comporte 35 jeux proches de l'esthétique de la Renaissance, répartis sur trois claviers et pédalier.

2015 Commémoration du millénaire de la fondation de l'abbaye.


Siècle par siècle :   11   12   13   14   15   16   17   18   19   20

Fabrice MULLER, 1999.

Historique de l'abbaye.
Les abbés de Saint-Jacques.
Les évêques et princes-évêques de Liège.
Les bons métiers de la cité de Liège.
Chronologie de l'histoire liégeoise.

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  • samedi 18 février : Les terrils des Tawes : de Bernalmont à Batterie (infos)
  • dimanche 19 février : La vallée de la Chefna (Fonds-de-Quarreux) (infos)
  • mercredi 1er mars : L'église Saint-Jacques, joyau du gothique flamboyant (infos)
  • samedi 1er avril : De la citadelle aux Tawes : la nature en ville (infos)
  • mercredi 5 avril : Les enseignes en pierre sculptée (infos)
  • dimanche 9 avril : L'église Saint-Jacques de fond en comble (version longue) (infos)

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Date de création de la page : 1997 – Dernière modification : 3-03-2015 .